
Office de Tourisme***
Avenue des Lacs - BP 11
40510 SEIGNOSSE
Tél : 00 33 (0)5 58 43 32 15
Fax : 00 33 (0)5 58 43 32 66
Toute l’année : du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h.
En juillet et août : de 9h à 19h et le dimanche de 10h à 14h et de 16h à 19h


Le bourg et l’océan qui caractérisent cette ville se rejoignent à travers 5 kilomètres de forêt bordée d'une piste cyclable vallonnée. Chaque élément du patrimoine de la ville de Seignosse possède sa propre histoire.
L’Office de Tourisme vous propose à travers deux circuits différents, de découvrir son histoire et son patrimoine
Avant d'entamer le circuit n°1, faites un détour pour découvrir l'atelier d'art de Rémi Bertoche, la galerie de photographies Addend'art Galerie et le parc de loisirs Minnie Landes :
Exposition, ventes, cours tous niveaux.
Démonstrations tous les lundis.
Commandes particulières possibles sur RV.
3 Porte de Laubian - Z.A de Laubian
Tél. 05 58 72 16 31 - 06 81 96 56 26
Plus d'infos :
Rémi Bertoche - www.bertoche.com
Exposition/vente de photographies d'art. Laurent Ressicaud partage avec vous son regard sur les Landes en toutes saisons à la recherche des lumières et contrastes de ce pays saisissant.
Exposition permanente : Addend'art Galerie, du mardi au samedi de 11h à 18h. Hors saison, téléphoner au préalable.
Z.A de Laubian - 3 Avenue de Laubian - Route de Tosse
Tél. 05 58 49 85 38 - 07 87 86 83 43 - www.addendart.com - e-mail : i.d.o@wanadoo.fr

Parc de loisirs pour petits et grands à partir de 2 ans. Nombreuses attractions : trampoline, tir à la carabine, jeux d'adresse, pêche aux canards, pouss-pouss de Minnie, aquaboule, le manège de Minnie et autres activités... Nouvelle formule : achetez vos jetons à la caisse centrale pour toutes les attractions.
Venez nombreux, parking gratuit. Ouvert 7j/7 en juillet et août de 17h30 à 00h30.
Le Forum, à côté d'Atlantic Park.
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Temps à pied : 2H avec la découverte de la réserve naturelle de l’Etang Noir
Point de départ : Office de Tourisme
Rejoindre Seignosse Bourg par l’Avenue des Lacs (5 min en voiture)
Seignosse vient probablement du nom d’un dénommé Sennius + le suffixe aquitanique (antérieur à l’arrivée du latin) –otz ou otze qui donne –ossa (d’où –osse en graphie administrative). Ce suffixe signifie « l’endroit » où l’on réside, le domaine, la propriété). Seignosse est donc à l’origine, la propriété d’un dénommé Sennius à l’époque romaine.
Des haches de l’âge de bronze, un lieu-dit « Les Craquillets » signalant sans doute un foyer d’industrie de la poterie, de nombreux indices trouvés dans les communes voisines, laissent supposer que Seignosse a connu dans la préhistoire une certaine activité humaine. Activité qui se continue pendant l’occupation romaine et les grandes invasions.
La présence anglaise est le fait marquant du Moyen-Age et le roi Edouard se montre particulièrement préoccupé par la dégradation de la dune, et déjà, lance un édit contre les coupeurs de gourbet.
Un événement d’importance va, pendant deux cent cinquante ans, bouleverser le paysage et changer totalement l’économie locale : au XIVème siècle, l’Adour change d’embouchure, quittant Capbreton pour Port d’Albret. Seignosse, soudain, prend l’aspect d’un village de marins.
Ses habitants font même une tentative pour percer la dune et faire « débouquer » le fleuve à la hauteur du Penon. Cette tentative n’a pas l’heur de plaire à la puissante cité bayonnaise, qui la réprime durement.
En 1578, nouveau coup de théâtre : l’Adour est détourné au profit de Bayonne laissant à Seignosse, pour tout bénéfice, d’importantes zones marécageuses qui mettront plusieurs siècles à se résorber.
Les habitants deviendront alors tributaires des ressources du sol et de l’élevage du mouton.
Comme dans tout le reste de la Vicomté de Maremne, la vigne est cultivée en grand, un tiers de la surface agraire, et le vin de sable exporté par pipes, prenant généralement la direction de l’Angleterre. A partir du milieu du XIXème siècle, l’exploitation des bois de pin et des produits résineux font de Seignosse l’une des plus riches communes du département sur le plan forestier.

Vous arrivez au centre du village.
Un parking situé derrière la Poste vous permettra de laisser votre véhicule jusqu’au terme de votre circuit dans le bourg.
Face au Fronton, vous remarquerez la Mairie de style néo-classique. Elle fut construite en 1913 ainsi que l’ancien groupe scolaire attenant. Un magnifique panneau décoratif orne la salle du Conseil Municipal.
Exécuté par le peintre bordelais André Vidal, cet imposant panneau (7m sur 4m) symbolise le travail landais et la vie forestière de la région.

La halle de Seignosse Bourg a vu le jour en mai 2007.
En sortant de la Mairie, vous faites face au fronton des Ecureuils, en place libre.
La pelote basque est pratiquée sur des aires différentes. Les trois modalités sont les suivantes :
La place libre est constituée par un mur de pierre dont la forme et la dimension ne sont pas strictement réglementées (fronton) et par un terrain sur lequel rebondit la pelote. Après l’engagement au but, les joueurs doivent renvoyer impérativement la pelote à la volée ou au premier rebond. La pelote est jouable tant qu’elle frappe le mur au-dessus de la raie horizontale et qu’elle rebondit dans l’aire de jeu. Au but, la pelote, frappée contre le mur par un joueur, doit rebondir après une limite située à une distance différente selon les spécialités :
1. La main nue : considérée comme la spécialité de base de la pelote basque, c’est la plus
naturelle puisque l’on n’a recours à aucun instrument. En effet, tout comme les pionniers, les joueurs frappent encore aujourd’hui la balle avec les paumes de leurs mains. Elle se joue à 2 contre 2.
2. La palita : se joue également en place libre à 2 contre 2, mais à l’aide d’un instrument en bois, la palita, qui sert à frapper la balle.
3. La grosse pala : se pratique dans les mêmes conditions que la palita, mais avec un instrument plus puissant et une balle plus lourde.
4. Le Joko Garbi ou petit gant : se joue en place libre, à 3 contre 3, à l’aide d’un instrument en osier.
5. Le Grand Chistéra : emploie un gant plus puissant que celui du Joko Garbi. Toujours en place libre à 3 contre 3.
6. La Cesta Punta : se joue à 2 contre 2 avec un gant semblable au Grand Chistéra mais avec une balle plus vive et dans un fronton de 56 mètres comportant un mur de face, un mur à gauche et un mur de « rebote » à l’arrière. (Le Jaï-Alaï d’Hossegor est le premier fronton de ce genre construit en France en 1958, à l’occasion des championnats du monde. En été, de grands tournois internationaux s’y déroulent en nocturne).

Il a été érigé, en 1992, sur la place des Tilleuls qui s’appellera désormais place de la Victoire. Sur un piédestal de granit (qui comprend sur sa face antérieure un bas-relief représentant un poilu landais au guet derrière le parapet de la tranchée) s’élève une statue en bronze : une femme symbolise la riposte à l’agresseur, son bras vigoureux semble repousser l’ennemi qui menace ses enfants. L’œuvre est signée Martial CAUMONT.
Vous remontez la rue de l’Amiral Bérenger pour arriver à l’église qui domine le village.
L’église primitive fut bâtie au XIIIème siècle. Elle est dédiée à Saint-André, Saint-Patron de Seignosse. Il est d’ailleurs représenté sur un vitrail avec la croix rappelant son supplice. Une partie de l’église fut détruite durant la révolution. La sacristie et le clocher datent de 1870. La maçonnerie principale de l’église est en pierre. Le clocher de style gothique est en pierre d’Angoulême. La cloche de 1616 kilos qui servait de tocsin à feu fonctionne depuis 1853 et l’horloge date de 1878.
La plaque apposée sur la façade principale nous dit ceci :
Duboscq de Larrugand (Larrugand est le nom de la maison du maire)
Etant administrateur de la commune (Maire du 3/11/ 1844 au 4/09/1870)
Construisirent cet édifice (Lire AEDES)
Desclaux, Etienne Bernard entrepreneur (Maître menuisier à Capbreton).
Et Boubé architecte ( il fit les plans et devis le 30/05/1843 des services de mairie, logement de l’instituteur et salle de classe).
Les plans seront refaits le 20/07/1845 pour une salle de mairie et le cabinet du maire pouvant entreposer les armes de la garde nationale. Lavielle an 1846 maçon. (Ajouté par le graveur de la plaque).
Sources : SADIPAC.

Près de l’église, au bourg, des maisons des XVème et XVIème siècle fortement restaurées subsistent cependant. On peut remarquer les colombages dont le vide entre les poutres était autrefois comblé avec du torchis puis plus tard par des briquettes disposées à plat ou en « fougère ».
Vous descendez la rue qui longe l’église pour rejoindre le lavoir.

Face à la Réserve Naturelle de l’Etang Noir, avenue du Parc des Sports, au Bourg.
La grande lessive ou « Bugade » s’effectuait tous les deux ou trois mois, à une période où il n’y avait pas d’urgence agricole (semailles, récoltes). Certaines fermes disposaient d’une pièce réservée à la lessive « lou bugadé » ; si elles n’en possédaient pas, l’opération se déroulait près de la cuisine, l’eau pouvant y être chauffée dans la cheminée. Le linge était placé dans un cuvier (généralement un demi-tonneau de bois avec bonde d’évacuation), au fond on plaçait les draps puis les plus petites pièces et enfin le drap de chanvre supportant une couche de cendre sur lequel on versait l’eau d’abord tiède puis bouillante. (le pouvoir lavant de la cendre a été découvert très tôt, Celtes et Gaulois utilisaient déjà la cendre). Le linge trempait toute une nuit. Le lendemain matin, il était disposé dans une brouette ou une charrette attelée, le lavoir étant quelquefois distant de plusieurs kilomètres. Le travail au lavoir consistait alors à traquer les tâches rebelles avec savon et battoir et à rincer le linge. La bugade se faisant au même moment dans plusieurs maisons, c’était l’occasion pour les lavandières landaises de se retrouver au lavoir.
Le Conte du Lavoir
Georgette Laporte Castede évoque dans « Pain de Seigle et Vin de Grives » le conte du lavoir de Cachen dans lequel un brave vieux curé, lassé d’entendre les sempiternelles confessions de ses paroissiennes touchant leur frivolité ou leurs incartades conjugales, leur demanda de remplacer ces aveux par la formule : « je suis tombée dans le lavoir, une fois, deux fois, trois fois… »
Lorsqu’il prit sa retraite, il chargea le maire d’informer son jeune successeur de cet arrangement, ce qu’oublia de faire le premier magistrat de la commune.
Intrigué par le nombre de fois où la « chute dans le lavoir » apparaissait dans les confessions de ses paroissiennes, le jeune prêtre s’inquiéta, puis alerta le cantonnier et enfin le maire, afin qu’ils prennent les mesures de sauvegardes pour éviter fluxions et noyades.
Enfin affolé, il conduisit le maire au lavoir même et le somma de prendre des mesures. Eclats de rire du maire. « Mais enfin, monsieur le maire, c’est insensé ! Alors que même votre propre femme tombe de temps en temps dans ce maudit lavoir ! »
Et le rire du maire de disparaître, et l’infortuné de fuir la commune.
Située presque en face du lavoir.
Accès par l’avenue du Parc des Sports - Tél. 05 58 72 85 76
L’Etang Noir se trouve situé à l’amont d’une chaîne de plans d’eau qui se prolonge vers le nord par l’Etang Blanc, l’Etang d'Hardy et l’Etang de Soustons. Ils se sont formés à la suite du blocage des eaux de surface lors de la mise en place du cordon dunaire littoral. L’ Etang Noir doit sa dénomination à la profondeur et à la couleur de ses eaux, dans lesquelles se reflètent les arbres qui l’entourent sur la totalité de ses rives. Historiquement, il a été un laboratoire de terrain pour les recherches menées par Jean Rostand et Pierre Darré sur l’ « anomalie P », qui touche une partie des grenouilles vertes fréquentant ce milieu (malformations plus ou moins graves des membres postérieurs, dès le stade larvaire). Aujourd’hui, cette réserve naturelle est remarquable pour sa flore extrêmement diversifiée et par sa faune, qui en fait une synthèse de ce type d’écosystème.
La Réserve Naturelle fut créée dans les années 1970. Elle comprend une ceinture riveraine dont la largeur varie de 30 à 450 m, si bien qu’elle couvre 52 ha, alors que l’étang lui-même n’en compte que 20. Le plan d’eau fait 1550 m de long et 150 m de large : sa profondeur maximum, difficile à évaluer serait de 4 m. Le site offre un paysage caractéristique des landes humides : marécage dense et luxuriant auquel on accède par une passerelle de découverte en bois longue d’1 km.
Visites guidées durant la saison, toute l’année sur rendez-vous.
Des visites guidées d’environ 1h30 sont organisées pour découvrir la Réserve Naturelle.
En juillet et août :
Tarif : 3,50 € par personne (à partir de 6 ans).
Tarif : 3 € par personne (à partir de 6 ans).
Septembre à Juin :
Visites guidées et animations pédagogiques sur réservation.
Les groupes doivent obligatoirement réserver pour visiter la Réserve Naturelle.
Journée portes ouvertes le dimanche 07 juillet : découverte de la réserve naturelle, ateliers, expositions.
Réserve Naturelle de l’Étang Noir
Avenue du Parc des Sports
40510 SEIGNOSSE
Tél. 05 58 72 85 76
site : http://sites-nature.aquitaine.fr/reserve-naturelle-de-etang-noir
e-mail : rn.etangnoir@libertysurf.fr
Horaires d’ouverture de la maison de la Réserve Naturelle :
La Légende de l'Etang Noir
Qu’il était beau, mes amis, le château du Baron de Seignosse. En belle pierre de Bidache, bien assemblées avec un fier donjon et quatre tours d’angles. Du haut de celles-ci on apercevait l’océan et les murailles se miraient dans les eaux de l’Etang Blanc. Son seigneur, le haut et puissant Eric avait gardé du sang normand, de certains de ses ancêtres une haute stature et la soif d’aventures. Aussi, dès l’annonce de la prédication de la croisade, il couvrit son armure d’une chasuble à croix rouge et partit en Palestine.
Les années passèrent, et un beau jour, au sommet du donjon, les habitants du village virent à nouveau flotter le gonfalon d’argent à gueules pourpres ; leur seigneur était revenu. Ils lui firent grande fête mais sans succès, le baron était toujours aussi beau mais sombre, et les anciens de craindre une nouvelle dîme. Eh bien non, le baron ne demanda rien de plus, acceptant les comptes des Jurats et de l’intendant. Mais il ne sortait pas de son château. Invitation des seigneurs voisins, tentation de la chasse au sanglier ou au chevreuil, fêtes aux villages, rien n’y fit. Il était presque invisible et les langues se mirent à marcher. Les maçons avaient été mandés et avaient construit, en haut du donjon, un jardin entouré de fines colonnettes où la garde n’avait pas le droit de monter. Les soldats curieux et inquiets, disaient bien que le baron était arrivé pendant la nuit, seul avec un compagnon, sans aucun équipage et qu’il s’était aussitôt enfermé dans ses appartements. Et peu après, on apprit que le compagnon était une belle Sarrasine qui chantait la nuit jouant de la guitare. Personne n’avait entendu sa voix mais la guitare, aux sons grêles et nostalgiques, résonnait au loin par nuit claire et vent d’ouest.
Le baron était cependant si respecté que personne ne disait rien, bien que l’on chuchotât aussi que le curé de Seignosse n’avait pas été mandé pour dire la messe au château depuis le retour d’Eric ; et le dimanche, l’on n’entendait plus la cloche de la chapelle. Les pauvres ne recevaient plus d’aumône ni l’hospitalité au château.
Le temps passa. On disait que le baron faisait de l’alchimie dans de grands creusets à la recherche de la pierre philosophale. La nuit, un rougeoiement auréolait la tour nord que l’on commençait d’appeler la tour du Diable. Les gens qui la voyaient se signaient.
Un jour cependant, un pèlerin tout rabougri s’arrêta au village. Il portait la besace et le bâton avec la coquille de Messire Saint Jacques. Ses vêtements étaient en lambeaux et il était cruellement blessé par des morsures de chien. Il venait du château et lorsqu’il fut pansé, il dit aux anciens réunis ce jour-là pour discuter des corvées : « Malheur à vous gens de Seignosse, de Tosse et de Las Murailles, si vous êtes avec votre seigneur, malheur à vous car le temps est venu de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et au Diable ce qui est au Diable. Priez, bonnes gens, priez Dieu et qu’il vous pardonne de tolérer un semblable seigneur.»
Sur ces paroles étranges, il reprit le chemin dans la nuit qui tombait et tout le village en émoi trembla à minuit, lorsque l’orage vint à tonner, effrayant. La cloche de la chapelle du château se mit à sonner le tocsin. Malgré les tornades de pluie, les éclairs embrasèrent le castel, et le lendemain, les plus courageux des villageois sortant à l’aube cherchèrent en vain leur château. A la place, une eau glauque et noire s’étendait, l’Etang Noir.
Et l’on dit depuis, les anciens l’ont entendu, que parfois la guitare résonne nostalgique près de l’Etang Noir, pleurant les jours heureux. Mais si vous entendez la cloche du château, malheur à vous car vous ne passerez pas l’année. Si, si, croyez-moi, demandez donc au vieux Yantounin de Saoutebouc…
(extrait de « Contes et Légendes des Landes » Dr Jean Peyresblanques)
Vous contournez la place de la Victoire laissant le Monument aux morts sur votre gauche et vous empruntez l’Avenue du Tuc Dous Brocs à votre droite ; Comme son nom l’indique « Tuc » signifiant petite dune, cette route est très vallonnée. « Brocs » signifie ajoncs et rappelle la végétation locale. Vous découvrez un paysage de dunes au cœur du massif forestier, illustration de ces mouvements de sable qui dévastèrent autrefois l’intérieur des terres.
Cette route vous conduit vers le golf de Seignosse qui s’étend sur un domaine vallonné de 70 ha et a été dessiné en 1989 par l’architecte américain Robert van Hagge qui réalisa également de nombreux golfs aux Etats-Unis.
Ce parcours 18 trous agrémenté d’obstacles d’eau possède un tracé d’une grande technicité et est très apprécié des golfeurs les plus exigeants. Il a été élu meilleur golf de France par les Tours opérateurs anglais et 15ème golf européen par le magazine Golf World.
L’architecture de l’ensemble de l’urbanisation du golf est inspirée de l’architecture landaise ainsi que du style « louisiane » ; on a retrouvé en Louisiane un style de maisons à colombage apparent similaire à celui des maisons landaises.
Vous arrivez au rond-point des Bourdaines. Vous emprunterez à droite la Départementale 79. Ancienne voie romaine parallèle au rivage, elle servit de lit à l’Adour au XIVème siècle et fut également empruntée par les pèlerins se rendant à St Jacques de Compostelle.
Au rond-point suivant, vous prenez à gauche l’Avenue des Lacs et vous arrivez à l’Office de Tourisme.
Temps à pied : 1h15
Point de départ : Office de Tourisme
Seignosse Océan s’ouvre sur un front de mer de 6 km. On y découvre la beauté sauvage d’une nature intacte. C’est la forêt landaise avec ses superbes sous-bois de feuillus, ses boqueteaux de chênes-lièges et ses clairières accueillantes. C’est surtout l’océan grandiose avec ses immenses plages de sable fin, la dune protégeant la station des vents du large.
Pour sauvegarder la forêt, rapprocher l’habitat de la plage, les urbanistes ont construits, entre dunes et pins, parallèlement à la côte : la station est ainsi ambivalente, avec une face tournée vers l’océan, l’autre vers la forêt.
« … pour des raisons de modelé des terrains, mais aussi pour des raisons de transport, nous avons pensé qu’il fallait créer une station dans laquelle les habitants puissent, à partir de chez eux, aller à la mer à pied et même pieds nus, d’où la nécessité de ne pas éloigner exagérément les habitations de la plage… »
« …Nous avons adopté en matière d’architecture des bases extrêmement simples : la première a été d’utiliser le plus largement possible les matériaux traditionnels, c'est-à-dire d’abord la tuile, la terre cuite et ensuite le bois pour édifier la grosse maçonnerie. Je crois que ce qui caractérise l’architecture landaise beaucoup plus que les formes et les matériaux encore, c’est un état d’esprit de charpentier ». M. MARTY, urbaniste.
La réalisation de la station de Seignosse Le Penon a été le résultat d’une étroite collaboration entre pouvoirs publics, Conseil Général des Landes et collectivités locales. C’est ainsi qu’a été constituée, en 1962, LA SATEL, Société d’Aménagement Touristique du département des Landes.
Les premiers aménagements ont été réalisés dès 1963 par l’urbaniste Jean Marty ( 1er du concours de l’Institut d’Urbanisme en 1957), choisi par le Ministre de la Construction et de l’urbanisme de l’époque pour réaliser les études sur la côte aquitaine. La locomotive initiale a été un V.V.T (Village Vacances Tourisme maintenant transformé en Belambra Club Les Tuquets) puis différents promoteurs, essentiellement locaux ou régionaux, ont réalisé plusieurs programmes. Seul promoteur national, la Sté MERLIN a construit trois ensembles. La station est classée station balnéaire du Penon en 1973. Dans le droit fil des préoccupations permanentes des aménageurs landais, le traitement des espaces verts a été tout spécialement soigné. Le pari de replanter « La lette » (zone de première végétation à partir de la côte, derrière la dune) a été relevé et bien gagné.
Pour rejoindre le centre commerçant piéton, vous traversez la double voie « l’Avenue Chambrelent ».
Jules Chambrelent (1817-1893), ingénieur des ponts et Chaussées a réalisé de grands travaux d’assainissement des Landes de Gascogne. Il mit au point avec Henri Crouzet, ingénieur de même formation, différents systèmes de drainage. La station s’harmonise de part et d’autre de cette voie de circulation.
Vous vous trouvez maintenant place Victor Gentille. Vous entrez alors sur le centre commerçant piéton réalisé en 1964 et qui a anticipé la réalisation des hébergements.
Vous continuez ensuite vers la place de Castille ainsi que les commerces qui l’entourent (le bâtiment qui abritait le cinéma construit en 1970, la discothèque en 1967). En vous dirigeant vers le pont marchand, une magnifique vue sur les dunes et la plage du Penon s’offre à vous.

Vous traversez le Pont marchand. A votre gauche se situe le parc aquatique et de loisirs « Atlantic Park » pour tous les âges et toute la famille. 2800 m² de bassins, toboggans, grande aire de jeux, aire de pique-nique ombragée, plages de sable. Il a ouvert ses portes en 1999 pour la zone aquatique et en 2000 pour la zone aire de jeux et de loisirs (beach volley, pétanque). Sur ce site avaient été contruits de 1967 à 1971, deux bassins d’eau de mer, les plus grands d’Europe.

Sur l’avenue de la Grande Plage, à hauteur du parc aquatique, se situe l’église Sainte Thérèse de Seignosse Océan érigée en 1973. Elle fut inaugurée en 1974.
Sa charpente est en bois lamellé collé, le toit en pan incliné. Son patio lui confère un caractère tout à fait original. La grande croix, haute de 7,60 m sera inaugurée en 1993. La construction du clocher en forme de derrick remonte à juin 1995.
Vous restez sur l’avenue de la Grande Plage pour vous diriger vers le rond-point de Belambra Club Les Tuquets et traverser à nouveau l’avenue Chambrelent et la voie verte, nouvel itinéraire vélotouristique faisant partie de la Vélodyssée reliant Hendaye à Roscoff.
Vous entrez alors dans la partie habitat forêt qui caractérise aussi la station de Seignosse Océan.
On remarquera que les constructions sont en harmonie avec le site : le bois est un élément toujours présent. La forêt elle-même n’est pas touchée. Les initiateurs de l’opération ont toujours voulu protéger la dune et le massif forestier. Boisées au début de notre ère, les Landes de Gascogne ont subi diverses contraintes qui ont provoqué le délabrement de la forêt. Au XVIIème siècle, de timides reboisements sont pratiqués mais ils régressent après la Révolution.
L’homme va alors entamer une remarquable action de revalorisation des espaces, composant ainsi le nouveau visage de la forêt landaise. Au XIXème siècle, la forêt landaise va être revalorisée, les espaces littoraux sont ensemencés et fixés et vers l’intérieur des terres on décide d’assainir les marécages. Des travaux importants et coûteux sont nécessaires. Napoléon III, « «le régénérateur de la lande » apportera l’impulsion de l’Etat par la loi de 1857. A partir de 1850, on constate que les forêts
de dunes pourraient produire de la gemme et du bois, sans que leur rôle de protection ne soit remis en cause. Le reboisement va progressivement être mis en place. La demande de produits forestiers (bois et gemme) est alors très importante. Mais cette période faste s’arrête vers la seconde guerre mondiale, l’entretien de la forêt ne peut plus être assuré, des incendies ravagent le massif forestier (c’est vers 1950 que seront mis en œuvre des travaux de prévention contre les incendies : réservoirs, pare-feu, pistes, tours de guet).
Les zones sinistrées sont peu à peu reboisées et équipées. Le massif des Landes de Gascogne constitue la plus grande forêt cultivée d’Europe (Source ONF dossier « Dune et Forêt »).
Vous entrez ensuite dans l’avenue des Grahoues très vallonnée (grahoues = graviers) que vous longez jusqu’à l’avenue des Candelons (= petite chandelle) pour rejoindre l’avenue des Chaïs (=chai) avant de traverser l’avenue des Lacs et entrer dans l’avenue de la Marquèze (=limites, jalons) que vous empruntez jusqu’au bout.
Vous entrez alors dans l’avenue Chambrelent et un peu plus loin vous empruntez l’avenue de la Grande Plage à votre droite.
Vous êtes alors derrière la dune de la plage du Penon. L’extension de la station s’est arrêtée là pour éviter un développement linéaire trop important et c’est en profondeur vers l’Est que l’élargissement de la station a été réalisé.
Vous pouvez admirer la dune devant vous et constater que Seignosse mérite bien son slogan « côté mer côté vert ».
Ouvrage de protection créée par l’homme, la dune est un patrimoine naturel unique.
Depuis le Haut Moyen-Age jusqu’au début du XIXème siècle, les dunes envahissaient l’intérieur des terres sous l’action du vent. En 1801, une commission des dunes, présidée par Nicolas Brémontier , est créée afin de mettre en œuvre les travaux de fixation des dunes .Un cordon dunaire littoral continu va être ainsi édifié afin d’assurer un rôle de protection (plantations et semis de « gourbet » ou « oyat », palissades, pose de treillages).
Début 1900, la dune littorale est en bon état surveillée par des « cantonniers de dunes » Après 1918, l’entretien des dunes subit un certain relâchement. En 1941, la construction du Mur de l’Atlantique par l’occupant allemand vient accélérer l’érosion dunaire. Dans les années 1950, le cordon littoral est pratiquement détruit. Toute la dune aquitaine sera alors reprofilée. Une cellule « dunes » est créée à l’ONF (Office National des Forêts). Le savoir-faire acquis depuis plus d’un siècle permet une gestion durable de ce milieu en assurant son entretien et sa diversification.
C’est sur cette plage, à la suite d’une violente tempête que le cargo « Le Ruben » s’est échoué en décembre 1976 ; il fut renfloué en août 1977.
Au nord de la plage du Penon se trouve la plage des Casernes. (Une caserne de douaniers y avait été créée en 1843 pour veiller sur les épaves ou les trafics clandestins).
Au sud de la plage du Penon se trouvent successivement la plage des Bourdaines (= arbuste dont les tiges sont utilisées en vannerie) et la plage des Estagnots (petits étangs).
Vous revenez à l’Office du Tourisme par l’avenue Chambrelent où se tient le marché durant l’été.
Crédit Photo bandeau Muller Mairie de Seignosse
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